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Podcast : Interview Transition Écologique

7 septembre 2021

avec Roberto Estevez – Directeur associé chez Keemia
réalisée par Anaïs Fleury – Content Manager chez Carbo

Quelles actions éco-responsables avez-vous déjà mené jusqu’à présent ?

Nous avons toute une série d’action qui ne date pas d’aujourd’hui. La prise de conscience s’est faite relativement tôt chez Keemia. Il y a deux niveaux d’action : celles qui concernent notre offre produit et celle qui est structurelle.

Le niveau 1 concerne nos supports prints en papier recyclé, les encres sont certifiées Imprim’vert, il y a des encres à l’eau avec contact alimentaire. Dans notre métier du hors média, nous sommes des spécialistes du média tactique et nous produisons à cet égard plus d’une dizaine de millions de sacs à pain, set de table et sac à pharmacie.

A cela s’ajoutent nos activités en Street-Marketing où le flyer reste un élément phare mais que nous essayons de remplacer par des produits alternatifs tels que le flyer ensemencé. Après il faut que le client reste prêt à assumer ce surcoût financier. Parmi nos autres supports de communication nous disposons à ce jour de la plus grande flotte de vélos publicitaires en France et un système d’affichage mobile sans CO2 qui va au contact direct des cibles, qui est un véritable support de proximité.

Le niveau 2 est davantage structurel puisque nous avons dix agences sur le territoire pour privilégier l’implantation locale et les circuits courts en matière d’approvisionnement et de gestion de déplacement des équipes. Cela est un véritable point et il est essentiel lorsque nous faisons des campagnes nationales qui sont multi locales par la force des choses. Grâce à ces agences et à ces appuis-relais, nous pouvons mener une opération en principe bas carbone. En effet, tout est fait à un niveau local, contrairement à nos concurrents qui travaillent au niveau national et multiplient ensuite les transports et déplacent leurs équipes sur le terrain. Cela permet de mener une campagne nationale avec une empreinte carbone faible.

Quelles sont les principales raisons qui vous ont incité à engager Keemia dans la transition écologique ?

Comme je l’ai évoqué précédemment, nous avons toujours été moteur en ce sens. En revanche, nous n’avions pas eu jusqu’ici la possibilité de réaliser un bilan de nos actions. La simplicité de l’outil Carbo a permis de franchir le pas.

Vos clients ont-ils des attentes fortes en matière d’éco-responsabilité ?

Nos clients sont de plus en plus demandeurs de solutions publi-responsables. Soit parce que ce sont des valeurs qu’ils partagent, soit parce que leur direction impose un changement de cap. Nous avions déjà anticipé ces besoins et cela nous a permis de répondre à leur demande. Quant aux nouveaux clients et les différents appels d’offres auxquels nous participons, c’est un atout voire un prérequis pour tenter de remporter le budget. Mais là aussi, nous souhaitons aller plus loin pour nos clients et nous développons actuellement un simulateur d’empreinte carbone de nos campagnes. Objectif : offrir un bilan carbone de chaque activation et recommander des axes d’amélioration voire de compenser la partie carbone dès que c’est possible. Et c’est notre rôle d’accompagner le client dans cette démarche.

Comment avez-vous découvert Carbo et pourquoi l’avoir choisi ?

Nous avons découvert Carbo en effectuant des recherches sur Internet. Dans ma précédente entreprise, nous étions déjà très portés sur l’écologie et nous avions été lauréat du réseau entreprendre. Donc pour moi c’est un gage de qualité et d’assurance. Nous partageons la même vision que Carbo et tout s’est effectué assez naturellement.

Comment comptez-vous communiquer votre démarche réalisée avec Carbo ?

Nous avons déjà commencé à le faire notamment avec de la communication interne. Pour nos équipes, c’est important d’avoir de la visibilité sur toutes nos actions concernant la partie RSE. Elles souhaitent faire changer les choses à leurs niveaux. Puis dans un deuxième temps, nous avons contacté nos clients et nos prospects pour leur faire part de notre audit carbone et désormais ils sont tous en attente de cet audit et de nos recommandations. Dès que cela sera fait, nous communiquerons dessus et notre page RSE reflètera également tout cela.

Un dernier conseil à ceux qui hésitent encore à s’engager ?

Il n’y a pas à hésiter. La démarche d’un bilan carbone ne doit pas être punitive ou vécue comme telle. C’est une démarche constructive et sur le long terme.  Il faut partir d’un constat pour mettre en place les actions qui permettent à l’entreprise de mieux faire à l’avenir. Chacun à son rythme. L’essentiel est la prise de conscience et la volonté de faire tous ensemble. Et nous pouvons y parvenir c’est certain. Mais il vaut mieux privilégier les petites actions à court, moyen et long terme que vouloir à tout prix révolutionner un modèle d’entreprise au service de l’écologique qui soit ni possible, compte tenu de sa structure et de ses salariés, ni compatible avec la rentabilité de l’entreprise à court terme.